Apple critique l’inaction de l’UE face à l’échec de son App Store alternatif.

Apple critique l’inaction de l’UE face à l’échec de son App Store alternatif.

Apple exprime sa déception face à l’échec apparent de sa boutique d’applications tierces, attribuant la situation à des retards orchestrés par l’Union européenne (UE).De son côté, l’UE se préparerait à imputer la responsabilité de cet échec à Apple.

MacPaw ferme Setapp Store en raison des conditions strictes d’Apple

Contre toute attente, MacPaw a annoncé la fermeture de sa boutique Setapp. L’entreprise a invoqué la complexité des conditions commerciales d’Apple, en constante évolution, comme principale raison de cette décision, affirmant que ces conditions « ne correspondent pas au modèle économique actuel de Setapp ».Cette situation souligne les tensions persistantes entre développeurs et plateformes.

Dans ce que beaucoup considèrent comme une manœuvre défensive, Apple a rejeté l’idée que ses conditions aient contribué à la disparition de Setapp. Le géant technologique a plutôt imputé cette situation aux prétendues « tactiques dilatoires politiques » de la Commission européenne, affirmant que cette dernière avait entravé les changements nécessaires qu’Apple souhaitait vivement mettre en œuvre.

« En octobre, nous avons soumis un plan de mise en conformité officiel et nous n’avons toujours pas reçu de réponse. La Commission européenne recourt à des manœuvres dilatoires politiques pour tromper le public, modifier les règles du jeu et cibler injustement une entreprise américaine avec des enquêtes complexes et des amendes exorbitantes.»

Pour l’avenir, la Commission européenne devrait conclure qu’Apple est responsable de la fermeture de Setapp en raison de son incapacité à traiter efficacement les questions critiques liées aux conditions commerciales et à leur complexité.

Pour rappel, Apple a commencé à autoriser les boutiques d’applications tierces à fonctionner au sein de son écosystème suite à l’adoption récente du règlement européen sur les marchés numériques (DMA) en 2024.À cette époque, Apple imposait des frais de 0, 5 EUR pour chaque installation d’application dépassant un total cumulé de 1 million.

La Commission européenne a toutefois exprimé son mécontentement quant au respect par Apple de plusieurs aspects de la DMA, notamment ses règles anti-orientation. Ces règles empêchent les développeurs d’informer les utilisateurs de l’existence d’alternatives d’achat potentiellement moins chères en dehors de l’App Store d’Apple. En conséquence, en avril 2025, Apple a écopé d’une amende considérable de 500 millions d’euros.

Un tableau comparatif des « Services en magasin – Niveau 1 » et des « Services en magasin – Niveau 2 » présente le détail des commissions et frais, y compris les taux.
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En réaction à l’amende, Apple a revu son modèle de tarification pour les boutiques d’applications tierces en juin 2025. L’entreprise a classé les applications en deux catégories distinctes : la catégorie 1 pour celles utilisant les services obligatoires de la boutique et la catégorie 2 pour celles utilisant des services optionnels.

De plus, les développeurs inscrits au programme « Petites entreprises » d’Apple bénéficient de frais réduits. Tous les développeurs doivent s’acquitter de frais d’acquisition initiaux de 2 %, à l’exception de ceux inscrits au programme ou de ceux qui disposent d’un abonnement renouvelable au-delà de la première année.

Une redevance de technologie de base (RTB) de 0, 5 EUR s’applique à toutes les installations d’applications dépassant 1 million par an. Les développeurs qui optent pour l’avenant StoreKit relatif au droit d’utiliser les liens d’achat externes (UE) bénéficient d’une commission de technologie de base (CTC) réduite à 5 % au lieu de la RTB.

Bien que la nouvelle grille tarifaire d’Apple puisse paraître contraignante au premier abord, elle peut en réalité générer des économies substantielles. Par exemple, les développeurs d’applications de niveau 1 paient un total de 10 %, comprenant 5 % de frais de service de l’App Store et 5 % de commission sur les ventes (CTC) s’ils acceptent l’avenant mentionné précédemment.

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