La polémique enfle autour de Build a Rocket Boy suite à l’échec du lancement du jeu.
En 2025, Build a Rocket Boy a essuyé de vives critiques suite à la sortie de MindsEye, souvent considéré comme l’un des lancements les plus décevants de l’histoire du jeu vidéo. Les dirigeants du studio, Mark Gerhard et Leslie Benzies, ont publiquement reconnu l’échec du jeu, l’attribuant toutefois à des actes présumés d’espionnage industriel et de sabotage, tant internes qu’externes. Dans une décision controversée, la direction a eu recours à l’installation d’un logiciel de surveillance sur les appareils de l’entreprise afin de contrer les menaces potentielles à la sécurité.
Action en justice intentée par le personnel syndiqué
Cette décision a incité un groupe d’employés syndiqués de Build a Rocket Boy, représentés par le syndicat IWGB Game Workers Union, à intenter une action en justice contre la direction. Selon un communiqué du syndicat, le logiciel de surveillance « viole à la fois les lois sur la protection des données et la dignité fondamentale des travailleurs ».Ils affirment que la surveillance des employés à leur domicile sans leur consentement dépasse toute justification valable liée à la productivité et à la sécurité.
Bien que le logiciel controversé ait depuis été retiré, le syndicat poursuit son action en justice, en se concentrant sur l’installation initiale et ses implications pour la protection de la vie privée des employés.
Détails du système de surveillance
Des rapports récents révèlent des détails inquiétants concernant le logiciel utilisé. Lors d’une réunion interne qui a ensuite fuité dans les médias, les dirigeants Gerhard et Benzies ont révélé que l’outil de surveillance, nommé Teramind, avait été installé à leur insu. Ce logiciel enregistrerait les frappes au clavier, l’activité à l’écran et capterait les conversations via des microphones, soulevant de sérieuses inquiétudes quant au respect de la vie privée des employés et à la confiance de ces derniers.
Impact sur la culture et les opérations de l’entreprise
Depuis le lancement de MindsEye, le studio a dû faire face à de nouvelles difficultés, notamment des licenciements et la fermeture d’une autre filiale. Durant cette période tumultueuse, Benzies et Gerhard ont continué d’attribuer les échecs du jeu principalement à un prétendu sabotage, plutôt que de répondre aux critiques concernant leur style de management. Ils ont même conçu un nouveau niveau téléchargeable (DLC) pour MindsEye, prétendument inspiré par leurs affirmations selon lesquelles ils seraient la cible d’acteurs malveillants.
Voix internes à l’entreprise
Chris Wilson, membre de l’IWGB et développeur chez Build a Rocket Boy, a critiqué la culture toxique de l’entreprise. Il a déclaré : « L’atmosphère de secret et de microgestion est l’une des pires que j’aie rencontrées en vingt ans de carrière dans le jeu vidéo.» Bien que la direction ait accepté de se séparer de Teramind, Wilson insiste sur le fait que des inquiétudes persistent quant aux problèmes de méfiance sous-jacents au sein de l’organisation. Selon lui, cet environnement nuit au développement efficace des jeux et au moral général des employés.
À mesure que la situation évolue, de nombreux acteurs du secteur suivent la situation de près, espérant des améliorations dans les pratiques de gestion et un traitement plus respectueux des employés.
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