Les Oscars 2024 ont négligé ce film d’animation sous-estimé, mais il reste l’un de mes meilleurs films de l’année

Les Oscars 2024 ont négligé ce film d’animation sous-estimé, mais il reste l’un de mes meilleurs films de l’année

Les nominations pour la 97e cérémonie des Oscars sont connues et, une fois de plus, les films d’animation sont oubliés dans la catégorie Meilleur film d’animation. En tant que passionné d’animation, ce mépris récurrent est frustrant, en particulier après le triomphe de l’année dernière avec Le Garçon et le Héron du Studio Ghibli qui a remporté le prix.

Il est désolant de voir des films exceptionnels comme Ghost Cat Anzu et Look Back du Studio Durian passer inaperçus, mais pour moi personnellement, l’oubli de The Colors Within de Naoko Yamada lors de la 97e cérémonie des Oscars est l’injustice la plus grave dans la catégorie du meilleur film d’animation. Le film vient tout juste de faire ses débuts dans les salles occidentales, mais ceux qui ont eu la chance de le voir peuvent certainement comprendre ma déception.

Les couleurs intérieures : un chef-d’œuvre visuel

Un regard plus approfondi sur les visuels

Scène colorée de The Colors Within

The Colors Within captive dès le début avec ses visuels époustouflants. Contrairement à l’animation surréaliste souvent vue dans les productions de Science Saru, ce film présente une fluidité exceptionnelle dans son animation, en particulier lors des moments musicaux clés. Chaque image est soigneusement construite pour renforcer la résonance émotionnelle de chaque scène, ce qui en fait une brillante vitrine de l’art de l’animation.

La direction artistique du film renforce encore son attrait visuel. Chaque personnage est conçu avec soin et leurs mouvements expressifs s’harmonisent parfaitement avec la palette de couleurs vibrantes qui définit le film. Cet engagement envers une narration visuelle exceptionnelle démontre que The Colors Within se classe parmi les réalisations les plus remarquables de Science Saru, et le visionner au cinéma a été une expérience sans précédent.

L’une des principales contributrices à cette excellence visuelle est la réalisatrice Naoko Yamada, connue pour son travail influent chez Kyoto Animation, notamment K-On! et A Silent Voice. Sa riche expérience transparaît dans The Colors Within, reflétant son dévouement à la création d’animations époustouflantes, ce qui rend son absence aux Oscars d’autant plus décourageante.

Les couleurs intérieures : une bande-son à chérir

Le battement de cœur musical du film

Visuel principal pour The Colors Within

La bande sonore, composée par Kensuke Ushio de Devilman Crybaby et Dandadan, complète à merveille le festin visuel de The Colors Within. Elle capture la gamme émotionnelle des scènes du film, mettant en valeur les moments de joie comme de tristesse. Bien qu’il ne s’agisse pas de la partition la plus flamboyante, sa subtilité s’accorde parfaitement avec le récit ancré dans la réalité du film.

La musique brille de mille feux lors des performances du groupe, qui sont au cœur de l’intrigue et tournent autour de la formation du groupe de Totsuko, Kimi et Rui. Chaque note jouée dans ces scènes, que ce soit lors de jams décontractées ou de spectacles officiels, est fascinante. L’utilisation innovante d’instruments comme le thérémine et la voix captivante de Kylie McNeill dans le rôle de Kimi enrichissent considérablement l’expérience musicale, laissant une impression durable bien après le générique.

Le pouvoir de l’écriture simple

La simplicité en profondeur

Le trio principal de The Colors Within

Outre ses visuels époustouflants et sa bande-son envoûtante, The Colors Within se distingue par son écriture captivante. Le trio central composé de Totsuko, Kimi et Rui est composé de personnages richement développés qui relèvent les défis personnels avec grâce. Leur dynamique est équilibrée, offrant à la fois profondeur et légèreté sans s’aventurer dans un territoire trop dramatique.

Cette approche narrative permet de créer des arcs narratifs nuancés sans pour autant les rendre trop pesants ou dramatiques. Le film met efficacement en évidence les subtilités de défis tels que quitter l’école ou poursuivre une passion, démontrant que tous les voyages ne sont pas forcément synonymes de tension.

L’une des surprises les plus agréables est l’intégration réfléchie de thèmes chrétiens dans The Colors Within. Plutôt que de faire sensation avec la spiritualité, le film devient un véhicule qui éduque les spectateurs sur l’honnêteté et la confiance en soi. Cet élément inattendu mais bien intégré enrichit les messages du film, offrant une expérience édifiante.

Le génie de l’écriture du film est attribué à la scénariste en chef Reiko Yoshida, une écrivaine chevronnée dans le domaine de l’anime, connue pour son travail sur des séries acclamées comme Digimon et Violet Evergarden. Sa collaboration avec Naoko Yamada, notamment sur K-On! et A Silent Voice, donne naissance à un récit magnifiquement conçu qui mérite plus de reconnaissance.

Pourquoi The Colors Within a-t-il été snobé aux Oscars ?

Déballer le snub

Totsuko danse sur sa propre chanson

Compte tenu des qualités exceptionnelles de The Colors Within, l’absence de reconnaissance aux Oscars est déconcertante. Si la sortie tardive du film dans les cinémas occidentaux en janvier a joué un rôle, la réalité demeure que seules les œuvres très populaires des grands studios ont tendance à être reconnues par les votants des Oscars.À moins qu’un film d’animation ne soit réalisé par le Studio Ghibli, il a souvent du mal à attirer suffisamment d’attention.

Cependant, les récompenses ne sont pas le seul indicateur de la valeur d’un film. Bien qu’il n’ait pas reçu la reconnaissance du grand public, The Colors Within se dresse comme l’un des meilleurs films d’animation de ces dernières années, offrant des visuels à couper le souffle, une bande-son captivante et une histoire captivante. Pour ceux qui ne l’ont pas encore découvert, plonger dans ce joyau devrait être une priorité absolue.

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